Méditations poétiques
Reconnaitre ce qui est
Ceux qui sont
Pour des liens de paix
Pour étreindre et transformer les souffrances
En amour
Je suis

Studio Zenco
Je suis ce corps
Je suis le Souffle qui le traverse
Je suis la vibration qui ondule les sens
Je suis la pluie
Je ne suis Rien de tout cela
Pourtant
Je suis la préciosité du sourire
Je suis la beauté du geste
Sans toi rien n’existe
Ton regard
Dans nos yeux plongés l’un en l’autre
Plus rien que le silence
Rien que l’immensité
le Mystère
Rien
Et je danse et tu me regardes en riant
Even Yaël NféféEning

Rose
D’un coup de talon sur le sol mes jambes plient se tendent plient
Ma jupe se soulève en même temps que la terre crée un tourbillon
Sillons en cercles ouverts d’un rose peint du pinceau du danseur
Traces étirées de rose au parfum divin terre humide d’un distillat de fleurs sauvages
Derrière les yeux s’éteignent les mornes paysages de gris lourd
La soif de misère s’évapore
De la respiration du rouah mélodie en bulles éclatées air vivant
Matière souple élevée du doigt de l’ange penché du haut de son échelle
Le corps tremble de la poussière de la langue déchue léchant les étincelles tournoyantes
Les lettres dessinent les lignes nouvelles effaçant les vieux grimoires aux histoires sordides
L’oubli colore l’âme jusque dans sa chair de ce rose parfumé
La tête s’incline en respect et attrape les petites lignes de mots en chapeau tressé
Sur la page vierge souvenir d’un temps à advenir
La tête se dresse les yeux égayés de l’ombre qui la souligne
L’étoile brille en chaque prunelle du feu qui allume celles des autres
Une danse de solitude transforme les terres d’ombres en paysages verdoyants un pont
Les lions et les chats s’y étirent en petits pas de grâce
Des roches les sources d’eau ouvrent leurs paupières coulent fraiches
Le vent dans les herbes hautes vacillent scintillent d’une lumière qui s’attrape
De corolle en corolle une symphonie monte et descend chaussée de pointes aux rubans vaporeux
Sur l’échelle des anges
